Czy trzeba wierzyć, żeby dostać się do raju?

Czy trzeba wierzyć w Boga, aby dostać się do raju?
Blisko 60% Francuzów twierdzi, że nie wierzy w Boga. Jednak część z nich nadal wierzy w życie po śmierci. Czego zatem można oczekiwać dla osoby, która nigdy nie poznała Boga, która nie wierzy lub która oddaliła się od wiary? A co Kościół mówi o zbawieniu tych, którzy szczerze poszukują dobra?
Don Thomas Lapenne, kapłan w sanktuarium Matki Bożej z Montligeon, odpowiada na te pytania i przypomina, że zbawienie jest przede wszystkim darem Boga ofiarowanym wszystkim ludziom.

Co oznacza „nie wierzyć w Boga”?

Avant de demander si un non-croyant peut aller au paradis, encore faut-il préciser ce que l’on entend par « ne pas croire ». Plusieurs situations peuvent en effet se présenter.

L’athée affirme qu’il n’y a pas de Dieu. « En fait, il croit qu’il n’y a pas de Dieu. »

L’agnostique, lui, considère que Dieu existe peut-être, mais qu’il ne peut pas l’atteindre ou le connaître. Il vit donc comme si Dieu n’existait pas.

Quant au terme de non-croyant, il demande de préciser ce que l’on appelle la croyance : s’agit-il de croire en Dieu, de croire dans le Christ ou, plus largement, de reconnaître l’existence d’une réalité supérieure à l’homme et d’un monde invisible ?

Le mot « impie » introduit encore une autre dimension. Dans la Bible, il désigne celui qui renie Dieu et s’oppose à lui. Il peut s’agir de quelqu’un qui a reçu la foi mais ne la vit plus, parfois après une souffrance, une blessure ou un changement de vie.

Derrière le même mot de « non-croyant » se trouvent donc des histoires très différentes. Et ces situations personnelles comptent lorsqu’on aborde la question du salut.

Don Thomas Lapenne w rozmowie z Amélie Le Bars

Zbawienie to przede wszystkim łaska, którą należy przyjąć

Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Mais comment comprendre ce salut ?
Première affirmation : personne ne peut se sauver lui-même. « On ne va pas au ciel en tirant sur ses bretelles ». Le salut ne constitue pas le résultat d’une performance humaine. Il vient d’abord de Dieu.

Lorsque les apôtres demandent : « Qui peut donc être sauvé ? », Jésus répond que cela est impossible aux hommes, mais que tout est possible à Dieu. Le salut est donc une grâce, un don gratuit offert par Dieu et mérité par Jésus-Christ. Cependant, un don doit aussi être reçu.

Toute la question devient alors celle de l’accueil : comment est-ce que je reçois ce salut ? Est-ce que je m’y dispose ? Mon cœur demeure-t-il ouvert, dans l’attente et le désir, ou se ferme-t-il en pensant pouvoir se suffire à lui-même ? L’orgueil peut empêcher cet accueil.

À l’inverse, reconnaître sa petitesse et ses faiblesses conduit à demander : « Seigneur, sauve-moi. Seigneur, j’ai besoin de toi. » Tout vient donc de Dieu, mais une réponse personnelle reste nécessaire. Chacun est appelé à accueillir librement ce salut qui lui est offert.

Don thomas Lapenne au micro d’Amélie Le Bars.

Człowiek „nie jest stworzony wyłącznie dla ziemi”

Dlaczego życie pozagrobowe wciąż fascynuje człowieka?

Si la foi en Dieu recule, le désir d’un au-delà ne disparaît pas nécessairement. Pourquoi ? Parce que l’homme « n’est pas simplement fait pour la terre ». Il porte en lui un désir qui le dépasse : désir d’infini, de grandeur, de lumière, de paix et de justice. Or il fait l’expérience que ces aspirations ne trouvent pas leur plein accomplissement ici-bas.

Certains considèrent ce désir comme une simple projection psychologique ou comme un idéal utopique. Pourtant, il peut aussi révéler quelque chose de beaucoup plus profond. Sous les désirs immédiats, sous la recherche de biens matériels ou de consommation, demeure une attente de relation et de vérité : aimer et être aimé.

Il existe ainsi dans le cœur de l’homme une inquiétude que saint Augustin exprime dans les Confessions : « Tu nous as fait pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi. » Ce cœur cherche donc quelque chose, et même quelqu’un, qui puisse le combler. Car aucun bien créé ne paraît suffire à répondre entièrement à cette attente.
La question du paradis rejoint précisément cette aspiration : existe-t-il un accomplissement capable de répondre à ce désir que l’homme porte en lui ?

Czy ci, którzy nie znają Boga, mogą zostać zbawieni?

Cette question revient régulièrement à Montligeon, notamment lorsque des familles viennent confier un défunt qui disait ne pas connaître Dieu ou qui n’était pas baptisé. Or l’Église s’intéresse à tous les hommes puisque Dieu veut le salut de tous, baptisés ou non baptisés. Le concile Vatican II aborde précisément cette question dans Lumen gentium. Au numéro 16, il est rappelé que ceux qui, « sans faute de leur part », ignorent l’Évangile mais cherchent sincèrement Dieu et suivent leur conscience peuvent être sauvés.

Il existe donc réellement une possibilité de salut pour celui qui ne connaît pas explicitement Dieu. Dieu ne se trouve pas arrêté par les conditions humaines ou terrestres que nous pourrions fixer. Une personne a pu recevoir une mauvaise présentation de l’Église ou du Christ. Elle a pu connaître la souffrance et l’imputer à Dieu. Elle a aussi pu grandir dans une culture, une éducation ou un environnement où Dieu n’avait aucune place. Cela ne signifie pas que Dieu ne puisse pas trouver « une brèche, un endroit pour se faufiler, une petite fissure dans la vie de la personne » et lui dire : « Je suis là, je suis ton Père, je t’attends, je t’appelle, je viens te sauver. Veux-tu recevoir le salut ? »

Cette grâce agit mystérieusement dans le cœur de tout homme, qui demeure libre de l’accueillir ou de la refuser. Or nous ne connaissons pas le cœur des autres. « On a tous notre chance, c’est extraordinaire. Ce n’est pas une grande loterie où il n’y aurait que quelques gagnants. » L’homme qui cherche le bien, suit sa conscience et agit avec droiture peut ainsi être rejoint par Dieu.

Dans la foi catholique, le mouvement premier vient même de Dieu : « Ce n’est pas tellement l’homme qui cherche Dieu, plutôt que Dieu qui cherche l’homme. » Dieu vient à sa rencontre en Jésus de Nazareth, mais aussi à travers une parole, une consolation ou la présence d’une personne qui accompagne quelqu’un dans une période difficile. Dieu aime tous les hommes et veut leur salut. Celui qui cherche le bien et le met en œuvre peut donc déjà collaborer, sans nécessairement le savoir explicitement, à cette action de Dieu.

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