La providence, le témoignage de Kristin

« Ma venue ici, c’est la Providence à 100 %. » Dès les premiers mots de son témoignage, Kristin pose le cadre. À travers une succession d’événements, elle dit avoir reconnu peu à peu la main de Dieu à l’œuvre dans sa vie. Mère de famille, professionnelle de l’accompagnement et engagée dans une démarche de prière, elle relit son parcours à la lumière de ce qu’elle nomme simplement : la Providence.

Ma venue ici, c’est la Providence

Kristin le répète sans hésiter : « Ma venue ici, c’est la Providence à 100 %. » Elle ne parle pas d’un projet mûrement réfléchi, mais d’un enchaînement de faits qu’elle n’a pas programmés. Ce jour-là, le 8 septembre, fête de la Nativité de la Vierge Marie, elle se rend en Suisse pour rencontrer un prêtre afin de créer un mouvement de prière centré sur la dévotion au précieux Sang du Christ. Le prêtre accepte de la soutenir.
Sur le chemin du retour, elle choisit d’aller à la messe pour rendre grâce. À la sortie de l’église, une femme l’aborde, l’accompagne jusqu’à chez elle, et sur le chemin, les récits se croisent. L’une parle du précieux Sang, l’autre des âmes du purgatoire et du sanctuaire de Montligeon. « Tout s’est passé le même jour, comme ça. »
Kristin le reconnaît humblement : « Ce sont des choses qu’on ne peut pas planifier. Ça arrive. » Pour elle, cette succession d’événements porte une signature : « C’est la main de Dieu. »

Une vocation de prière façonnée par sainte Rita

Interrogée sur son chemin spirituel, Kristin, issue d’une famille catholique, se souvient du moment où on lui demande de choisir un saint. Elle cherche, lit, compare. Un nom s’impose : Sainte Rita, connue comme la sainte des causes désespérées. « Je l’ai choisie, mais finalement je me rends compte que c’est elle qui m’a choisie. »

À Paris, entrée « par hasard » dans la chapelle Sainte-Rita, elle est orientée vers des soirées de prière pour les malades à l’église Saint-Nicolas-des-Champs. Elle y va d’abord pour son enfant, qui souffre depuis longtemps. Puis elle s’y engage plus largement. « Je vois des améliorations, des débuts de guérison, parfois des guérisons complètes. »

Des églises, des chapelles, des statues de sainte Rita jalonnent sa vie. « Cette communion avec sainte Rita m’a ouvert les yeux sur la communion des saints. » Elle découvre aussi, à travers la Passion du Christ, la force du sang versé, qu’elle décrit comme « guérisseur ».

La prière relie nos cœurs, nos vies et nos âmes

Avec le temps, la prière prend une place centrale dans la vie de Kristin. Pourtant, elle l’avoue : « J’ai mis longtemps à comprendre la puissance de la prière. » Cette prise de conscience naît d’une expérience concrète : prier avec d’autres, pour d’autres.
Elle décrit ce qu’elle appelle un mouvement de prière. « J’ai commencé à percevoir ce que signifiait faire partie d’une collectivité qui nous unit dans nos cœurs et dans nos esprits, et qui engage nos vies autant que nos âmes. »
Peu à peu, elle observe des fruits inattendus. Des personnes pour lesquelles elle priait l’appellent « par hasard » pour l’informer d’une issue positive, d’une amélioration de santé. Kristin n’y voit pas un mérite personnel. « Ça m’a fait prendre conscience de la nécéssité de parler de la prière. »
La prière, ajoute-t-elle, ne concerne pas seulement ceux que l’on aime, car « Dieu nous demande de prier pour les gens qui nous font du mal. » Là encore, elle évoque des réconciliations inattendues, reçues comme des fruits de la prière.


Le précieux Sang du Christ et la prière pour les âmes du purgatoire

Lorsqu’on interroge Kristin sur le lien entre le précieux Sang du Christ et la prière pour les âmes du purgatoire, elle prend le temps de préciser : « Je ne suis pas une experte, mais je comprends que nous héritons du péché originel. » Le sang du Christ représente alors le prix de notre salut.

Le Christ a donné son sang pour nous rouvrir l’accès au Royaume de Dieu. Cependant, rappelle-t-elle, le péché nous sépare de Dieu. Juger son prochain peut sembler un péché minime ; pourtant, cela demeure un péché. « Nous jugeons sans cesse, pour les moindres petites choses, parfois sans le vouloir. » Cette lucidité conduit à l’humilité : seul Dieu voit tout et juge pleinement.
Dans cette perspective, le purgatoire apparaît comme un lieu de purification et le précieux Sang du Christ rend ce chemin possible. Ainsi, prier pour les âmes du purgatoire et honorer le sacrifice du Christ relèvent, pour elle, d’une même démarche, mais pas au même endroit ni au même moment.

La messe, lieu de communion avec les vivants et les défunts

Kristin évoque la messe avec une intensité paisible. « La messe, pour moi, reprend tous les élements évoqués. » Elle y voit la Passion du Christ, la Résurrection, le précieux Sang, et la promesse de la vie éternelle. Le moment de la consécration la touche particulièrement. « Quand le prêtre élève l’hostie, j’offre toutes les âmes à Jésus. » Les âmes du purgatoire, celles sur terre, celles à naître, et même celles qui n’ont pas pu naître.
Ainsi, la messe devient un lieu de communion universelle. Elle ne nie ni la souffrance ni le combat intérieur, mais elle ouvre un horizon. « Il suffit de laisser Jésus entrer dans nos cœurs. »

Kristin Steiner au micro de Dolène

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