Prier pour les âmes du purgatoire, le témoignage d’Emmanuel

Après la mort d’un collègue de travail, Emmanuel a décidé de prier le chapelet pour les défunts. Trois fois par semaine, il se rend dans sa paroisse, à Saint-Lubin-du-Perche, pour prier. Peu à peu, sa prière s’est étendue à toutes les âmes du purgatoire. Comme lui, de nombreux membres des groupes de prière de la Fraternité se sont retrouvés au sanctuaire Notre-Dame de Montligeon les 6 et 7 juin 2026, pour un week-end de prière, d’enseignement et de rencontres.

Je m’appelle Emmanuel, j’ai 37 ans, et je viens depuis plusieurs années à Notre-Dame de Montligeon. Je fais partie d’un groupe de prière de la Fraternité depuis un an. Dans ma paroisse, à Saint-Lubin-du-Perche, je prie le chapelet trois fois par semaine pour les défunts.

J’ai connu la basilique Notre-Dame de Montligeon quand j’étais petit, par ma foi catholique. J’ai été baptisé et j’ai fait ma première communion non loin d’ici. Ensuite, j’ai continué à pratiquer dans ma paroisse. Montligeon faisait partie de mon paysage de foi, mais je n’avais pas encore compris toute la place que cette œuvre pouvait prendre dans ma vie.

Il y a peu de temps, j’ai perdu un collègue de travail. Cette mort m’a marqué. À partir de là, j’ai voulu approfondir ma prière pour les personnes décédées, pour nos défunts, et pour les âmes du purgatoire. Je ne voulais pas seulement garder un souvenir. Je voulais prier. Je voulais poser un acte concret, fidèle, régulier.

« Je fais partie du groupe de prière de la Fraternité depuis un an. »

Cette entrée dans la Fraternité Notre-Dame de Montligeon m’a permis d’apprendre beaucoup de choses sur le purgatoire et sur la prière pour ceux qui nous ont quittés. J’ai découvert que cette prière n’est pas réservée à quelques personnes. Elle concerne toute l’Église. Elle touche nos familles, nos amis, nos collègues, mais aussi tous ceux que personne ne nomme plus.

Aujourd’hui, je prie le chapelet trois fois par semaine dans ma paroisse. À chaque fois, je n’oublie pas la prière à Notre-Dame Libératrice. Cette fidélité m’aide à rester uni aux défunts et à les confier à Dieu.

Ce que la Fraternité Notre-Dame de Montligeon m’a apporté

La Fraternité m’a apporté beaucoup de choses. Elle m’a d’abord permis d’entrer plus concrètement dans la prière pour les défunts. Avant, je connaissais Montligeon. Je venais dans cette basilique. Mais, à un moment donné, il a fallu passer d’un lien personnel à un engagement plus précis.

J’ai été accueilli et encouragé par don Paul Denizot. Il m’a conseillé. Il a été, pour moi, comme un fil conducteur. À un moment, il m’a fait signe : il m’a dit que j’étais prêt, qu’il fallait me lancer, que j’en étais capable. Cette parole m’a aidé à franchir un pas.

J’ai commencé par venir aux messes perpétuelles ici, à Montligeon. Ensuite, je suis devenu bénévole dans la basilique Notre-Dame de Montligeon. Puis il y a eu la grande messe du pèlerinage du Ciel, le 1er novembre. J’étais présent. J’ai eu un échange à propos de mon collègue décédé. Le lendemain, j’ai pris ma décision : c’était parti. Je me suis inscrit.

« C’est très important. »

Cette prière me semble utile. Elle me donne une place. Elle me permet de faire quelque chose pour ceux qui nous ont quittés. Lorsqu’on rejoint un groupe de prière, on ne reste pas seul avec sa peine ou avec son souvenir. On entre dans une prière commune, portée par l’Église, avec d’autres personnes qui avancent dans la même direction. « Vous allez vous sentir serein, apaisé, utile. »

La prière pour tous les défunts

Au départ, il y avait ce deuil personnel. Je pensais à mon collègue de travail. Je pensais aussi aux membres de ma famille décédés. Puis, peu à peu, ma prière s’est élargie. Elle ne s’est pas arrêtée aux personnes que j’avais connues. Elle s’est ouverte à toutes les âmes du purgatoire.

Pour moi, chaque personne part vers le ciel. J’aime penser aux défunts comme à des anges du ciel, comme à de grandes étoiles dans la nuit. Cette image m’aide à ne pas les oublier. Elle m’aide aussi à continuer à prier pour eux, même lorsque le temps passe. « Il ne faut surtout pas oublier ces personnes décédées. »

Prier pour les morts, ce n’est pas rester tourné vers le passé. C’est garder un lien dans la prière. C’est croire que notre prière peut accompagner ceux qui nous ont quittés. C’est aussi reconnaître que les défunts ne disparaissent pas de notre vie comme s’ils n’avaient jamais existé.

Je prie donc pour mes proches, pour mes connaissances, pour les personnes que j’ai aimées, mais aussi pour ceux qui ont besoin de cette prière. La Fraternité m’a aidé à passer d’une souffrance personnelle à une prière plus universelle. Je ne prie pas seulement parce que j’ai perdu quelqu’un. Je prie parce que cette mission a du sens.

« Je pratique le chapelet dans ma paroisse trois fois par semaine. »

Cette régularité m’aide. Elle donne un rythme. Elle inscrit la prière dans ma semaine. Ainsi, la mémoire des défunts ne reste pas seulement dans mon cœur ; elle devient une prière répétée, offerte, confiée.

Le week-end de la Fraternité, une étape pour avancer

Le week-end de la Fraternité réunit des membres de groupes de prière au sanctuaire Notre-Dame de Montligeon. Il offre un temps pour prier ensemble, recevoir des enseignements et se rencontrer. Pour moi, c’était une première participation comme membre d’un groupe de prière.

Au départ, j’étais un peu stressé. Il y avait de nouvelles rencontres. Je ne savais pas très bien comment cela allait se passer, ni comment notre manière de prier dans la paroisse allait rejoindre la prière vécue ici, dans ce lieu dédié aux défunts et aux âmes du purgatoire.

Finalement, tout s’est très bien passé. Nous avons bénéficié d’enseignements, de temps de prière et d’échanges. J’ai entendu sœur Cécile. J’ai aussi reçu les paroles de Marie Houdebert, responsable des groupes de prière, et de don François-Régis Moreau. Ces interventions nous ont aidés à approfondir ce que nous vivons déjà dans nos paroisses. Elles nous ont aussi donné des clés pour continuer, avancer et améliorer notre manière de servir cette mission.

Ce week-end m’a montré que je n’étais pas seul. D’autres personnes prient aussi pour les défunts. D’autres groupes se réunissent. D’autres paroisses portent cette intention. En outre, venir à Montligeon permet de relier la prière locale à l’œuvre du sanctuaire. Ce que nous faisons dans une paroisse prend alors une dimension plus large.

J’ai compris que cette prière demande de la fidélité. Elle demande aussi de se former, d’écouter, de recevoir. On ne prie pas seulement avec ses propres mots ou ses propres émotions. On entre dans une prière que l’Église porte depuis longtemps, et que Montligeon aide à vivre aujourd’hui.

Une promesse pour continuer le chemin

Lors du pèlerinage du Ciel, en novembre 2025, j’ai fait ma promesse. Ce moment m’a beaucoup marqué. Don Paul Denizot m’a remis la distinction. J’ai vécu cela avec une forte émotion, parce que je pensais à mes proches décédés, aux membres de ma famille et à mon collègue de travail.

Ce geste m’a fortifié. Il m’a donné davantage de force pour apprendre, continuer et parcourir le chemin. Je ne considère pas cette promesse comme un aboutissement. Je la vois plutôt comme un engagement pour poursuivre la prière et rester fidèle à cette mission.

Aujourd’hui, je sais que cette prière pour les âmes du purgatoire m’aide à avancer. Elle me rend plus attentif aux défunts. Elle m’unit à ceux qui prient dans la Fraternité. Elle me rappelle aussi que personne ne doit être oublié.

« Cela m’a donné la force encore plus pour apprendre et parcourir le chemin. »

Prier pour les âmes du purgatoire, le témoignage d’Emmanuel le montre simplement : un deuil personnel peut devenir un chemin de prière, puis une mission portée avec d’autres. À Montligeon, cette prière prend un visage concret. Elle se vit dans les groupes de prière, dans les pèlerinages du Ciel, dans les messes perpétuelles et dans la confiance envers Notre-Dame Libératrice.

Rejoindre ou créer un groupe de prière de Montligeon :

Prier pour les morts :

Confier vos proches à la prière du sanctuaire :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *