Nous sommes sur un chemin d’éternité, c’est-à-dire un chemin vers l’éternité. Mais au juste, que trouve-t-on au bout de ce chemin ? Que ferons-nous au terme de notre route terrestre ?
Un temps indéfiniment prolongé n’est pas vraiment désirable
L’éternité peut faire rêver, elle peut aussi faire peur : ne risque-t-elle pas d’être terriblement ennuyeuse ? On dit d’ailleurs d’une chose qui s’étire démesurément en longueur qu’elle « dure une éternité ». On cherchera alors – autre expression lourde de sens – à « tuer le temps ». Et si les mythes de presque toutes les civilisations témoignent d’une quête de l’éternité – qu’on pense par exemple à l’épopée de Gilgamesh dans la civilisation mésopotamienne — à y regarder de plus près, cette éternité n’est pas très enviable. Car, ce qui au fond fait la valeur de nos vies, ce qui lui donne son relief, est justement son caractère d’urgence. Pourrions-nous vraiment profiter de la vie si cette vie n’avait aucune fin, si elle se prolongeait indéfiniment ? Probablement non. Et nous avons tous en tête l’exemple de personnes âgées, ou très âgées, ayant la vive conscience d’avoir « fait leur temps » et qui attendent paisiblement que le Seigneur vienne les chercher.
L’éternité est une plénitude
Mais justement, l’éternité n’est pas une prolongation sans fin de notre vie ici-bas. Dans l’éternité, il n’y a pas de temps, pas d’avant et pas d’après. Schématiquement, on pourrait dire qu’elle est un point, et pas une ligne ; quelle est un être et pas un faire. À propos de l’éternité, l’Écriture emploie plusieurs images, en particulier celle du repas de noces et de la liturgie céleste. Mais il ne s’agit évidemment pas d’une série d’activités qui nous seraient proposées dans l’au-delà pour éviter de sombrer dans un mortel ennui. Ces images nous renvoient plutôt à une intensité de vie, d’amour, de proximité à l’être aimé, autant d’expériences dont nous pouvons avoir un avant-goût en cette vie mais que nous goûterons pleinement dans l’au-delà. Dans l’éternité, nous serons comblés par la vision de Dieu, nous le verrons alors tel qu’Il est. Vivement l’éternité !
Auteur : don Bertrand Lesoing
Source : Chemins d’Éternité n° 284 Janvier/Février 2018





Bonjour, j’ai 69 ans, je viens de perdre mon épouse adorée après 45 année de vie commune presque sans accroc. Ma crainte est que le ciel me la prenne définitivement en ce qu’elle « appartiendrait » désormais à Dieu et non plus au simple humain que je suis. J’aimerais en savoir un peu plus grâce à vous si possible ! Merci.
Bonjour monsieur,
Quelques réponses avec soeur Cécile, prieur de la communauté de la Nouvelle Alliance : https://montligeon.org/lamour-par-dela-la-mort/
En communion de prière pour vous et votre épouse.
Quelle douloureuse épreuve. L’amour laisse une empreinte indélébile, comme une ancre tournée vers notre avenir. Il nous reste alors l’espérance de retrouver ceux que nous aimons.
La douleur dilate nos cœurs et peut ouvrir une porte vers la prière. La solitude et le manque peuvent aussi devenir l’occasion de nous rapprocher de Dieu, de nous-mêmes et de ceux qui nous entourent.
Sur cette question, voici quelques pistes de réflexion avec sœur Cécile, prieure de la communauté de la Nouvelle Alliance :
https://montligeon.org/lamour-par-dela-la-mort/
Vous pouvez également envisager de rencontrer un chapelain au sanctuaire Notre-Dame de Montligeon ou de participer à une retraite pour les personnes en deuil.
https://montligeon.org/traverser-le-deuil/
En communion de prière avec vous et pour votre épouse.
L’ éternité est une plénitude : cette expression me plaît beaucoup et aussi le texte qui l’accompagne. Je viens juste de perdre mon épouse adorée après 45 années presque sans accroc sauf bien sûr le cancer qui l’a emporté e et j’espère bien que le Seigneur me permettra de la retrouver dans l’au-delà pour continuer notre vie cette fois sous sa protection…….si mon épouse est d’accord bien-sûr et que son passage n’a pas modifié sa vision de l’après.