Praying for the dead

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Praying for the dead, what does it mean?

Should we qualify our beloved departed as “dead” or as “deceased”? Death is a refutation of life. According to its Latin etymology, the deceased is a person whose life is over. For the Catholic Church, the deceased is one who has not entirely reached Heaven, and who needs our prayers to achieve his/her purification after death.

Death

Is death an inconceivable scandal, as alludes the philosopher Philippe Ariès? Is there a relation between suffering and death? If not, better reduce this scandal to irrelevance, and discard it as if it did not exist!

Seemingly the prevailing attitude in this day and age is to stall the subject which sometimes hassles us or at times dismays us. Death related news and headlines capture all interest, especially when they relate to other people, elsewhere, in far away places. A painless and meaningless question when it comes to video games, where people can die and be brought back to life at every “stage”.

Yet, we are all concerned by death, and in a most intimate way. With havocs due to global warming and the 2020 pandemic, the topic has reached home all of a sudden. When death takes my beloved, I can escape the matter no longer. I have to choose what to believe in.

What happens at the moment of death?

When death occurs, in the metaphysical aspect, soul and body separate. The body becomes a corpse. Lifeless it is destined to decay.

The immortal soul is judged and straightaway receives its retribution, either by means of purification, or immediate entry in the Beatitude, or choosing eternal damnation.

Jugement takes solely the criteria of love into consideration.

Is it legitimate to fear death?

Of course! Because death is brutal, and that there is no escaping, and because it seems to be the invincible obstacle to our craving for love and for life. No one loves death.

Jésus lui-même a eu peur de sa propre mort au jardin de Gethsémani. Notre peur de la mort manifeste bien que nous ne sommes pas faits pour mourir mais pour vivre.

“Par sa mort, il a vaincu la mort”,

Le mystère de la mort

L’Église dans le monde de ce temps, concile Vatican II.
(chapitre I) La dignité de la personne humaine.

Gaudium et Spes n°18.

En face de la mort, l’énigme de la condition humaine prend toute sa profondeur.

L’homme n’est pas seulement tourmenté par la souffrance, par la déchéance progressive de son corps, mais plus encore par la peur d’une destruction définitive.

Il juge par une juste inspiration de son cœur lorsqu’il déteste et refuse cette ruine totale, cet échec définitif de sa personne. Le germe d’éternité qu’il porte en lui, irréductible à la seule matière, s’insurge contre la mort. Toutes les entreprises de la technique, si utiles qu’elles soient, sont impuissantes à calmer son anxiété : car le prolongement de la vie que la biologie lui procure ne peut satisfaire ce désir d’une vie ultérieure, invinciblement ancré dans son cœur.

L’amour après la mort ?

D’un point de vue humain, la mort est un scandale, un déchirement car quand on aime, c’est pour toujours. Alors, que devient l’amour après la mort de l’être aimé ?

L’amour ne passera jamais. “La charité est éternelle.” Don Thomas Lapenne au micro de Guillaume Desanges (RCF)

Mais alors que toute imagination est impuissante en face de la mort, l’Église, instruite par la Révélation divine, affirme que Dieu a créé l’homme en vue d’une fin bienheureuse, au-delà des misères du temps présent.

De plus, la foi chrétienne enseigne que cette mort corporelle, à laquelle l’homme aurait été soustrait s’il n’avait pas péché, sera vaincue lorsque le salut, perdu par la faute de l’homme, lui sera rendu par son tout-puissant et miséricordieux Sauveur.

Car Dieu a appelé l’homme et l’appelle toujours à adhérer à Lui de tout son être, dans une communion éternelle à la vie divine qui ne peut se dissoudre.

Cette victoire, le Christ l’a acquise lorsqu’il est ressuscité, parce qu’il libérait l’homme de la mort par sa propre mort”. (…)”

Le Christ, homme nouveau

L’Église dans le monde de ce temps, concile Vatican II. (chapitre I) La dignité de la personne humaine.

Gaudium et Spes n°22.

“En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, c’est-à-dire divine, nous devons soutenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associés au mystère pascal.

(…) Et cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ, mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, la grâce est à l’œuvre.

Telle est la qualité et la grandeur du mystère de l’homme, ce mystère que la Révélation chrétienne éclaire pour les yeux des croyants. C’est donc par le Christ et dans le Christ qu’elle devient lumineuse, cette énigme de la douleur et de la mort qui, hors de son Évangile, nous accable. Le Christ est ressuscité ; par sa mort, il a vaincu la mort, et il nous a donné la vie en abondance pour que, devenus fils dans le Fils, nous puissions nous écrier dans l’Esprit : Abba, Père !”

Montligeon,
un sanctuaire
dédié à la prière
pour les morts

Extraits de l’interview de don Paul Denizot pour l’Evangile de la Vie

Notre Dame de Montligeon, c’est à la fois une Fraternité de prière fondée en 1884 et un sanctuaire catholique, lieu de pèlerinage et de retraite, siège de cette Fraternité. Le cœur de la mission de Montligeon est de prier et de faire prier pour les défunts. Tous les jours la messe perpétuelle est célébrée au sanctuaire pour les âmes du purgatoire et pour les personnes, vivantes ou défuntes, recommandées à la Fraternité.

Don Paul Denizot, recteur
Don Paul Denizot, recteur du sanctuaire Notre-Dame de Montligeon – Crédit photo Jimmy-Beunardeau-(2019-11-1)

L’abbé Paul Joseph Buguet (+1918), curé de la Chapelle Montligeon (Diocèse de Séez) et catholique social engagé, souhaitait donner du travail à ses paroissiens. Il tenta à plusieurs reprises de créer des entreprises pour le village mais ses tentatives se soldèrent par des échecs.

Les décès de son frère et de deux de ses nièces provoquèrent sa sollicitude pour les âmes du Purgatoire. Il fonda donc une archiconfrérie pour prier pour les défunts qui devint plus tard la Fraternité Notre-Dame de Montligeon.

Missionnaire infatigable, il créa une imprimerie pour diffuser le message de l’œuvre de Montligeon et put donner ainsi du travail à l’ouvrier. La Fraternité se développa rapidement à travers l’Europe et dans le monde. Elle compte aujourd’hui plus de 800 groupes de prière dans de nombreux pays.

L’abbé Buguet fut aussi bâtisseur. Dès 1896, afin d’accueillir les pèlerins de plus en plus nombreux, il fit construire la basilique Notre-Dame de Montligeon, surnommée « la cathédrale au milieu des champs ». Centre de prière et lieu de retraite, elle accueille tout au long de l’année des groupes, des familles, des personnes seules.

Au mois de novembre plus particulièrement, Montligeon accueille de nombreux pèlerins lors des pèlerinages du Ciel.  

Prier pour les âmes du purgatoire, qu’est-ce que c’est ?

Prier pour les âmes du purgatoire, c’est d’abord croire que notre prière peut toucher les cœurs, même après la mort. 

C’est croire également que le Seigneur prend soin de nos défunts et qu’il offre sa miséricorde à ceux qui n’étaient pas complètement prêts à entrer dans la Gloire. Nous avons un témoignage de cette prière pour les défunts dans le livre des Macchabées (Ma 12, 43-46) lorsque Judas organise une collecte pour faire célébrer un sacrifice afin de délivrer de leurs péchés les guerriers d’Israël tués lors de la bataille. Le narrateur ajoute : « C’était là une pensée religieuse et sainte. Voilà pourquoi il fit ce sacrifice d’expiation, afin que les morts soient délivrés de leurs péchés ».

Chrétiens, nous croyons que notre prière peut aider les défunts dans ce temps de purification post mortem, que l’Église appelle le purgatoire.

Avons-nous une âme ?

L’homme est à la fois un être corporel et un être spirituel. L’âme désigne le principe spirituel de l’homme, le plus intime de son être, son centre de conscience ou ce que l’on appelle aussi son « cœur ».

Cette âme est forme du corps, c’est-à-dire qu’elle donne à la matière d’être ce corps humain vivant. Immortelle, elle est créée par Dieu à notre conception et reste dès lors profondément unie à notre corps. C’est le corps de notre âme et l’âme de notre corps. À la mort, l’âme est séparée du corps, dans l’attente de s’unir à nouveau au corps lors de la Résurrection finale.  

Thérèse de Lisieux, Histoire d'une âme
Thérèse de Lisieux,

Cerf , collection Lexio. Spiritualité, (avril 2019) Poche

Le purgatoire, c’est quoi ?

Le purgatoire est un temps de purification après la mort.

“Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du Ciel.”

Catéchisme de l’Eglise catholique, n°1030.

Si les péchés sont pardonnés par le Seigneur dans le sacrement de la confession, il reste cependant en nous des séquelles de ce péché, des addictions et des faiblesses. Au Ciel, il ne peut y avoir une once d’égoïsme ou d’orgueil. Le temps du purgatoire est donc un temps de convalescence qui nous permet d’être purifiés de ces séquelles pour entrer dans la Gloire de Dieu. Comme le disait le saint Curé d’Ars : « Le purgatoire, c’est l’infirmerie du Bon Dieu ».    

Qui va au purgatoire ?

Vont au purgatoire ceux qui meurent en acceptant l’amour de Dieu et en demandant pardon pour leurs péchés, mais qui ne sont pas encore prêts à communier totalement à la sainteté de Dieu dans la Gloire.

Sainte Catherine de Gênes, une mystique du XVe siècle, a écrit un traité sur le purgatoire. Elle y révèle que les âmes ne vont pas en purgatoire malgré elles, mais que ne se sentant pas prêtes elles choisissent d’elles-mêmes d’être purifiées avant de communier à l’Amour.

Traités du Purgatoire
Traité du Purgatoire, sainte Catherine de Gêne. Editions de l’Emmanuel.

Que fait-on au purgatoire ?

Au Purgatoire, on attend. C’est à la fois une source de joie immense puisque le salut est assuré et que les âmes sont dans la grâce et l’amour de Dieu. Mais c’est aussi une très grande souffrance puisque le désir du Ciel ne cesse de grandir sans pour autant être enfin satisfait. Ici-bas, une fiancée qui guette avec impatience le retour de son fiancé après une longue séparation peut plus ou moins bien meubler son temps avec telle ou telle activité, un livre ou un smartphone… Rien de tout cela en Purgatoire, mais le désir de plus en plus brûlant de la fin de la convalescence.

Quels sont les liens des vivants
avec les âmes du Purgatoire ?

A priori, les âmes en purification ne peuvent rien pour elles-mêmes. En revanche, elles attendent les prières des saints et des bienheureux ainsi que notre prière, à nous qui sommes en pèlerinage ici-bas.

Nos prières et nos intercessions, si pauvres soient-elles, les aident beaucoup dans cette étape comme l’attestent les témoignages de sainte Thérèse d’Avila, de sainte Faustine ou de saint Pio de Pietrelcina (Padre Pio).

Et comme le souligne le catéchisme de l’Église catholique (n°958), les âmes du purgatoire ne sont pas ingrates : “Notre prière pour les défunts peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur.” 

Peut-on communiquer avec nos défunts ?

“Oui, on peut communiquer avec les défunts dans la communion des saints !” Don Martin Viviès au micro de Guillaume Desanges (RCF).

“Lorsque Marie entra au Carmel, j’étais encore bien scrupuleuse. Ne pouvant plus me confier à elle je me tournai du côté des Cieux. Ce fut aux quatre petits anges qui m’avaient précédée là-haut que je m’adressai, car je pensais que ces âmes innocentes n’ayant jamais connu les troubles ni la crainte devaient avoir pitié de leur pauvre petite soeur qui souffrait sur la terre (…). La réponse ne se fit pas attendre, bientôt la paix vint inonder mon âme de ses flots délicieux et je compris que si j’étais aimée sur la terre, je l’étais aussi dans le Ciel… Depuis ce moment ma dévotion grandit pour mes petits frères et soeurs et j’aime à m’entretenir souvent avec eux, à leur parler des tristesses de l’exil… de mon désir d’aller bientôt les rejoindre dans la Patrie !”

Thérèse de Lisieux, Histoire d’une âme.
Mgr Paul Buguet @montligeon
Mgr Paul Buguet
Sanctuaire Notre-Dame de Montligeon

L’abbé Buguet, fondateur de l’œuvre de Montligeon avait bien compris cette communion, cet échange de biens spirituels entre les vivants et les morts.  

« Je cherchais à concilier ce double but : faire prier pour les âmes délaissées, les délivrer de leurs peines par le sacrifice de la Messe, et, en retour, obtenir par elles le moyen de faire vivre l’ouvrier. C’était dans mon esprit comme un “do ut des” [“je donne pour que tu donnes”] entre les âmes du Purgatoire et les pauvres abandonnés de la terre. C’était une délivrance mutuelle »

Et l’enfer,
ça existe ?

“L’enfer existe. C’est un état d’enfermement sur soi… et c’est un choix personnel.” Don Paul Denizot au micro de Guillaume Desanges (RCF)

L’enfer est « un état d’auto-exclusion » (catéchisme de l’Eglise catholique n°1033). Dans la liberté de l’homme est inscrite la capacité de pouvoir dire oui ou non à Dieu pour toujours. C’est mystérieux mais c’est possible.

Le catéchisme n’a jamais dit qu’il y avait des personnes en enfer mais il affirme qu’il est possible de dire non à Dieu pour toujours. Même Judas qui a trahi et n’a pas cru possible d’être pardonné, l’Église continue à le confier à la miséricorde de Dieu. Elle est plus grande que tout.

Une messe perpétuelle
pour les âmes du purgatoire ?

La messe est la plus belle des prières puisqu’elle est l’offrande du sacrifice du Christ à son Père.

C’est l’unique sacrifice de la croix qui sauve le monde et le renouvelle. À chaque messe, nous participons comme membres du Corps du Christ à l’offrande de ce sacrifice inouï. Et celui-ci est offert pour les vivants et pour les morts. À Montligeon, la messe perpétuelle est ainsi offerte chaque jour pour les âmes du Purgatoire et pour les personnes, vivantes ou défuntes, inscrites à la Fraternité. Vous pouvez vous inscrire et recommander un parent, vos enfants ou vos petits-enfants, un proche en contactant le secrétariat du sanctuaire : sanctuaire@montligeon.org. Tél. : 00 33 2 33 85 17 00.

Quelques actions concrètes
pour accompagner

ceux que vous aimez
dans la prière

Comment prier pour un mort ?

Chez moi, dans une église, dehors, ou même dans le métro… je peux prier. Là dans le secret de mon cœur, je ne suis jamais seul. Voici quelques conseils pour entrer simplement en prière.

Comment l’accompagner dans son passage, comment avancer moi-même dans mon chemin de deuil ? Je ne sais pas forcément prier, je ne suis peut-être même pas croyant. Mais je peux toujours m’écrier : « Dieu, si tu existes, prends en pitié celui que j’aime »…

Prier avec Montligeon -Je prie pour un mort

Comment l’accompagner dans son passage, comment avancer moi-même dans le chemin de deuil ? Voici une proposition de prières à l’occasion de la mort d’un proche.


Prier avec Montligeon,
au moment du deuil

Rejoignez la prière du sanctuaire tout en restant chez vous.

Pour vous aider à vivre à distance les obsèques d’un proche, ou pour vous aider à accompagner un proche sur le point de mourir, le sanctuaire de Montligeon vous propose deux livrets de prière, à utiliser seul, en couple, en famille ou en groupe.

Prier avec Montligeon - J’apprends le décès d’un proche.
J’apprends le décès d’un proche

Dans la solitude que je peux ressentir, je suis invité à découvrir une présence, celle du Christ ressuscité, et à sa suite, celle de tous les saints du ciel, des défunts, du défunt pour qui je prie actuellement.

Prier avec Montligeon - Un proche est en train de mourir
Un proche est en train de mourir

Dans ces circonstances si douloureuses, j’offre mes souffrances, je prie, je veille pour celui ou celle qui s’apprête à remettre sa vie entre les mains de Dieu. Dans la foi, je sais que je ne suis pas inutile. Ma prière porte réellement du fruit.


Venir en pèlerinage à Montligeon

Pour prendre un temps de recueillement, de repos, de silence, de discernement… dans ce lieu béni qu’est le sanctuaire. Possibilité de rencontrer et échanger avec un prêtre ou une religieuse, de participer à la vie liturgique (messes, offices, chapelet, adoration, confessions…).

La carte merci-pardon

Elle consiste à écrire à notre défunt un remerciement ou une demande de pardon qu’on aurait aimé lui adresser avant sa mort, et confier cette démarche à la Vierge Marie pour maintenir la communion entre nous et lui/elle.

Le chemin de lumière

Sur le modèle du chemin de croix, ce parcours nous invite à méditer sur les apparitions de Jésus ressuscité, afin d’entrer plus avant dans l’espérance de la vie éternelle pour ceux que nous avons aimés.

La célébration d’une messe, d’une neuvaine, d’un trentain

Elle consiste à demander à l’Eglise d’appliquer de manière toute particulière les mérites de la Passion et la mort du Christ à celui/celle que nous aimons.

Les groupes de prière de Montligeon

Répartis un peu partout en France et dans le monde, ils se réunissent chaque semaine ou chaque mois pour prier pour les défunts, en particulier ceux auxquels personne ne pense et ceux inscrits à la Fraternité de Montligeon.

Bulletin d’inscription à la Fraternité à télécharger et à retourner par courrier postal

Bulletin d’inscription
à la Fraternité Notre-Dame de Montligeon à nous retourner par courrier

Vous pouvez télécharger, compléter et imprimer ce bulletin version papier puis nous le retourner par la poste à :

Sanctuaire Notre-Dame de Montligeon, 26, rue Principale.
CS 40011 – 61400 La Chapelle-Montligeon

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